L’avis de l’expert des métiers du soin et de l’assistance

publié le 8 juin 2015 - 984 vues

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L’avis de l’expert des métiers du soin et de l’assistance
Mélanie Alkan, responsable d’agences, Strasbourg et Mulhouse

Par les soins de nursing qu’il dispense, l’aide-soignant contribue au maintien de l’autonomie des patients dont il a la charge. Ces professionnels seront de plus en plus nécessaires dans un pays dont la population vieillit, comme l’illustrent ces chiffres issus d’études publiées par la Dares :

– en 2050, 31 % des Français auront plus de 60 ans et 15,6 % plus de 75 ans ;

– entre 2000 et 2020, la part des bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) devrait passer de 21,2 % à 28,5 % de la population.

Les aides-soignants peuvent travailler dans plusieurs types d’environnements : services d’aide à domicile, EHPAD, structures d’accueil spécialisées handicap, milieu hospitalier, ou encore foyers-logement destinés à des personnes âgées autonomes.

En Alsace, selon l’OREF (Observatoire régional Emploi Formation), 8 établissements sur 10 projettent de recruter des aides-soignants dans les trois prochaines années. Les services d’aide à domicile représentent un tiers de ces prévisions d’embauche. La principale raison, tous établissements confondus, est de compenser une vague de départs à la retraite (41 % des projets de recrutement). Mais plus d’un quart des recrutements envisagés sont des créations de poste, ce qui prouve bien que le métier a de l’avenir.

Reste qu’il peine à susciter des vocations, or l’on déplore d’ores et déjà une pénurie d’aides-soignants. La situation risque donc de s’aggraver dans les années qui viennent. Le manque d’attractivité du métier s’explique par la conjugaison d’un bas niveau de salaire et de conditions de travail de plus en plus difficiles. Dans l’aide à domicile, les horaires coupés (matin et soir) ne sont pas idéaux pour une vie de famille. En EHPAD, les patients sont moins autonomes qu’autrefois car les familles attendent plus longtemps avant de placer leurs aînés, d’où une plus grande pression sur l’aide-soignant à périmètre d’intervention égal (15 patients en moyenne).

Quant aux possibilités d’évolution, elles existent mais ne sont pas automatiques : une passerelle est possible pour passer le diplôme d’auxiliaire de puériculture, qui a certains modules en commun avec celui d’aide-soignant ; et un aide-soignant non bachelier peut passer le concours d’infirmier s’il a trois ans d’expérience professionnelle.

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